Qu'est-ce que le Tai Chi Chuan ?
Le Tai chi chuan est une discipline que l'on peut considérer à la fois comme un art du mouvement, une technique de santé et de relaxation, un art martial interne raffiné et non violent, une méditation.
Pour l’observateur extérieur, il évoque une sorte de danse sacrée, un combat au ralenti. Basé sur la conception de l’Univers selon la pensée taoïste, et sur des techniques corporelles très anciennes ayant donné naissance à l’acupuncture, les mouvements de la forme longue (ou grand enchaînement) se déroulent sans interruption, selon les alternances du Yin / Yang en silence.
L’accent est mis sur le circulation de l’énergie vitale (ou souffle interne) qui développe la conscience du corps et du monde qui l’entoure. C’est une école de patience et de découverte intérieure qui apprend à se centrer et à s’ouvrir à l’autre. Dans le plaisir et l'approfondissement de la pratique toujours renouvelés, le Tai Chi Chuan développe et entretient, pour chacun selon sa recherche et son rythme, aisance et mobilité corporelle, détente et relaxation, disponibilité à l'action, qualité de la relation aux autres,...et les innombrables richesses de la quête du geste juste.
Légende sur l'origine du Tai chi chuan :
« Chang San-Feng (960-1126) se rendit dans les monts Wudang, dans le Hubei, où il aimait discuter des classiques et de philosophie avec la population locale. Un jour, il était à l'intérieur récitant les classiques lorsqu'un oiseau plein d'allégresse se posa dans la cour. Son chant sonnait comme les notes de la cithare. L'immortel observa l'oiseau de sa fenêtre. L'oiseau scrutait, tel un aigle, un serpent lové sur le sol. Le serpent regarda l'oiseau et le combat commença. L'oiseau poussa un cri et fonça en déployant ses ailes. Le long serpent agitait la tête, ondulant çà et là pour échapper aux ailes de l'oiseau qui, frustré et déconcerté, retourna au sommet de l'arbre. L'oiseau fonça de nouveau en se battant avec ses ailes ; le serpent se contorsionnait encore et se portait soudain hors de danger grâce à un mouvement en spirale. Cela dura encore longtemps, sans coup décisif. Un moment plus tard, l'immortel sortit dans la cour. Le serpent et l'oiseau avaient disparu.
De ce combat, Chang San-Feng reçut une révélation : le serpent alliant force et souplesse reflétait, dans sa forme lovée, l'image des énergies yin et yang, symbole du Tai Chi Chuan, comprenant le principe du souple enveloppant le dur. Se fondant sur les transformations du Tai Chi (le Grand Ultime), le sage développa le Tai Chi Chuan pour cultiver l'énergie et l'esprit (shen), le mouvement et le repos, croissance et décroissance… "
La pratique dans notre école
La pratique de la forme lente
Le travail à deux, les applications
Le maniement des armes
Tuishou
Tui shou ou « Push hands » en anglais
Se traduit en français par « poussée des mains » ou plus généralement par « mains collantes ».
Il s’agit d’un entrainement à deux où la prise de contact des partenaires se fait au niveau des poignets et des avant-bras. Le but est de déséquilibrer l’autre et par là-même de trouver son propre équilibre. Le principe essentiel consiste à adhérer au partenaire, d’être à son écoute en développant par la pratique une perception sensible au niveau des bras.
Selon Anya Méot dans Yimag, « le Tuishou est essentiellement un jeu pédagogique de la martialité interne » ; « Il permet de développer la compréhension de soi-même et du partenaire »
Voir l'article d'Anya Méot "Tuishous... ou toux y choux ?"sur Yimag, le magazine fédéral : http://www.yimag.fr/